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Nicotine et tabac, des produits différents
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En Suède, la cigarette électronique est un traitement anti-tabac
Lorsqu'elle contient de la nicotine, la cigarette électronique est un médicament pour lutter contre le tabac.
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Publié le :
07-08-2014 11:51:49
par A La Cigarette Electronique
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Actus
Des médecins, experts de santé et chercheurs se sont penchés sur les résultats de dizaines d'études scientifiques conduites ces derniers mois dans le monde et en tirent aujourd'hui un bilan favorable à la cigarette électronique. Ils concluent que la cigarette électronique est un outil efficace de lutte anti-tabac, révèlent que ses risques supposés ne sont pas avérés et recommandent aux pouvoir publics et aux personnels de santé de promouvoir cet instrument.
Pour résumer, cette nouvelle étude basée sur un grand nombre d'études menées dans le monde, établit que la cigarette électronique produit des constituants toxiques dans des proportions largement plus faibles que la cigarette classique et des composés cancérigènes à des niveaux si faibles que leur impact sur la santé du vapoteur est négligeable. Elle balaye bon nombre d'idées reçues sur la cigarette électronique. Elle recommande enfin aux pouvoirs publics de promouvoir ce moyen de réduire la mortalité liée au tabac et aux médecins de promouvoir la cigarette électronique comme un moyen efficace de sortir du tabagisme.
Le document scientifique publié par cette équipe dirigée par le Dr Hayden McRobbie (Institut Wolfson de médecine préventive à l'Université Queen Mary de Londres) répond à la quasi totalité des questions que l'on peut se poser sur la cigarette électronique. En voici, point par point, les grands enseignements.
Propylène glycol : ce composant, déjà utilisé dans de nombreux médicaments, ne présente pas de danger lorsqu'il est inhalé. Il peut cependant favoriser rhinites et asthme chez certains enfants en cas d'exposition prolongée.
Glycérine végétale : pas de danger sauf si le produit est trop fortement chauffé, auquel cas il peut dégager de l'acroleine. La surchauffe dans une cigarette électronique se manifeste par un goût prononcé de brûlé. Elle est due à une insuffisance de liquide dans le réservoir et à un appui excessivement prolongé sur le bouton.
Impuretés : la nicotine utilisée dans les e-liquides est extraite du tabac et peut ainsi contenir des impuretés issues de ce dernier, comme la cotinine. La concentration de ces impuretés est toutefois inférieure de 10 à 500 fois à celle trouvée dans la fumée de cigarette classique.
Vapotage passif : l'étude note d'abord que la cigarette électronique ne dégage rien en elle-même (pas d'appui sur le bouton) contrairement à la cigarette qui se consume seule même lorsque le fumeur ne tire pas de bouffée. S'agissant de la vapeur d'e-liquide rejetée dans l'atmosphère par l'utilisateur de la cigarette électronique, l'étude précise qu'elle ne contient pas les constituants chimiques toxiques propres à la cigarette mais essentiellement du propylène glycol, de la glycérine végétale, des vapeurs d'arômes et d'additifs (lorsque l'e-liquide en contient, ce qui n'est pas toujours le cas). Les experts affirment que les taux de rejet sont de très faible niveau et ne constituent pas un danger, même s'il n'existe pas d'étude sur le long terme à ce sujet. Lire également à ce sujet : Le tabac froid serait aussi dangereux que le tabagisme passif
Nicotine : les experts ont constaté que les quantités de nicotine contenues dans les flacons (d'origine européenne) sont conformes à l'étiquetage des flacons, sauf à de rares exceptions (il a été détecté qu'un fabricant met la même quantité de nicotine dans tous ses flacons, quel que soit l'étiquetage !). La nicotine, rappelle l'étude, induit une addiction mais ne présente pas de danger pour la santé aux doses usuelles.
Accidents : seuls deux cas de décès ont été rapportés dans le monde en relation avec la cigarette électronique, dans les deux cas aux Etats-Unis. Le premier cas a concerné un enfant qui s'est étouffé après avoir avalé un flacon (pas le contenu mais bien l'emballage) d'e-liquide. Le second, également un enfant, a été victime de l'explosion d'une batterie de cigarette électronique (lire à ce sujet : Un cas d'explosion de batterie de cigarette électronique signalé)
Substitution : l'étude mesure également l'apport en nicotine pour le vapoteur, en comparaison de la cigarette classique. Elle note que les utilisateurs novices de la cigarette électronique ont du mal à retirer la quantité de nicotine dont ils ont besoin lors des premières utilisations puis, avec un peu d'expérience, obtiennent des taux de nicotine (4 à 5 nanogrammes/ml de sang = 4 à 5 milliardièmes de gramme par millilitre de sang) comparables à ce qui est obtenu avec les patches, nicorettes ou inhalateurs du commerce. Avec de l'expérience, les utilisateurs de cigarettes électroniques parviennent à retirer en moyenne 14 ng/ml de ce dispositif en une heure d'utilisation, soit le même niveau de nicotine qu'avec une cigarette unique. (Ceci explique certainement que certains vapoteurs ne lâchent que rarement, lorsque cela est possible, leur cigarette électronique - NDLR)
Idées reçues : la cigarette électronique est aussi dangereuse que la cigarette classique.
Les effets à long terme sont encore inconnus car le recul est insuffisant. Cependant, la connaissance des constituants de la cigarette électronique tend à prouver que les effets néfastes (à compter qu'il y en ait) sont très inférieurs à ceux de la cigarette traditionnelle, que ce soit sur la santé du vapoteur ou sur celle de son entourage.
Idées reçues : la cigarette électronique empêche les fumeurs d'arrêter de fumer.
Les études montrent au contraire que le vapotage réduit ou stoppe l'usage de la cigarette classique. Aucune donnée ne montre qu'elle empêche les fumeurs de cesser de fumer.
Idées reçues : la cigarette électronique est une porte d'entrée vers la cigarette pour les jeunes.
Les études montrent que rares sont les jeunes qui adoptent la cigarette électronique alors qu'ils ne fumaient pas de cigarettes. Au contraire, nombreux sont ceux qui ont réduit leur consommation de cigarettes en passant à la cigarette électronique.
Idées reçues : la cigarette électronique contribue à l'acceptation par la société de l'utilisation de la cigarette.
Aucune étude, parmi les dizaines passées en revue, ne valide cette hypothèse. (Les chiffres de vente des cigarettiers sont au contraire en baisse, lire à ce sujet : De plus en plus de vapoteurs en 2013)
Recommandations : a l'issue de cette grande étude, les médecins et chercheurs qui l'ont conduite estiment que les médecins peuvent proposer à leurs patients fumeurs la cigarette électronique comme un moyen sûr et efficace de sortir du tabagisme. Par manque de recul suffisant, ils ne concluent cependant pas de manière définitive à l'innocuité totale de la cigarette électronique bien que toutes les données collectées à ce jour soient favorables à ce dispositif. Par ailleurs, ils saluent la décision du parlement européen de ne pas classifier la cigarette électronique en tant que produit pharmaceutique, ce qui aurait eu pour effet indésirable de mettre ce dispositif entre les mains des cigarettiers. Enfin, ils soulignent la nécessité, pour les pouvoirs publics, de faire reposer la législation sur des études scientifiques et non sur des considérations politiques.
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